Après les nombreux heurts qui ont éclaté en RD Congo, de Kananga à Kinshasa, le département d'État américain a demandé jeudi aux familles du personnel diplomatique américain de quitter le pays par mesure de sécurité.
Manifestation réprimée dans le sang à Kinshasa, combats entre civils et militaires à Kananga : la République Démocratique du Congo a connu plusieurs vagues de violence depuis le 19 septembre dernier. Suffisant pour que le département d’État américain demande jeudi soir aux familles de son personnel diplomatique de quitter le pays « par mesure de sécurité ». L’administration de Washington estime en effet que « le risque de troubles civils est élevé à Kinshasa et dans d’autres grandes villes » du pays.
Mercredi, le Trésor américain avait décidé de geler d’éventuels avoirs de deux généraux de l’armée et de la police de la RD Congo pour leur rôle dans la répression des « libertés et droits politiques du peuple congolais » et pour les entraves au processus démocratique dans le pays.
La nouvelle explosion de violences à Kinshasa, qui a fait 49 morts selon l’ONU, est liée au report de la présidentielle qui devait se tenir cette année.
« Au bord de la guerre civile »
La Constitution interdit au président congolais Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se représenter à la fin de son mandat le 20 décembre, mais le chef de l’État ne donne aucun signe de vouloir quitter son poste alors que le scrutin présidentiel apparaît désormais impossible à organiser dans les temps.
Jeune Afrique
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